Pour assurer un logement dans lequel il ne réside pas, un propriétaire peut souscrire à une assurance propriétaire non-occupant (assurance PNO). Ce type de couverture est proposé par la plupart des assureurs, mais les clauses des contrats diffèrent chez chacun d’entre eux. Effectuer le choix d’une telle assurance peut se révéler assez compliqué, les plus onéreux n’étant pas forcément les plus profitables. Pour sélectionner la meilleure option, certains critères doivent alors être pris en compte.

Examinez les garanties proposées

Les premiers éléments auxquels porter un œil attentif lors du choix de son assurance propriétaire non occupant sont les garanties. Il est en effet important que le propriétaire veille à la continuité de ces dernières en cas d’absence de locataire. En réalité, elles sont limitées à 3 ou 6 mois dans la plupart des contrats proposés. De plus, certains contrats ne couvrent pas les logements non occupés lorsqu’ils le sont pour cause de travaux.

Ces diverses restrictions peuvent se révéler très pénalisantes, d’autant plus que ce type d’assurance est plus utile en l’absence d’un locataire. Vous devez de ce fait vous assurer que l’assurance souscrite peut vous protéger en toutes circonstances. Notez par ailleurs que les garanties de vandalisme et de vol ne sont généralement plus valables au bout d’un certain temps d’inoccupation. Pensez à négocier avec votre assureur pour repousser l’échéance le plus possible.

Tenez compte de la franchise générale

Le montant de la franchise fait également partie des points importants à considérer. Elle fait référence à la somme que vous devez vous-même prendre en charge en cas de sinistre. Certains assureurs proposent des contrats d’assurance PNO sans franchise. Toutefois, ce genre de couvertures revient très cher dans la plupart des cas. L’idéal serait alors de négocier une franchise raisonnable avec un prix d’assurance intéressant.

Tenez compte des plafonds de garantie

Le plafond de garanties est le montant maximal d’indemnisation que vous pourrez obtenir de votre assureur, quel que soit le coût des dégâts. On retrouve généralement dans les contrats un plafond global qui est la LCI (Limite Contractuelle d’Indemnité), mais aussi des plafonds intermédiaires en fonction des garanties. De ce fait, le montant d’indemnisation maximal pour un bris de glace peut ne pas être la même pour un panneau photovoltaïque et une fenêtre.

Très peu estimé, il s’agit cependant d’un critère à ne pas prendre à la légère. Il peut se révéler très utile pour des sinistres qui occasionnent des dégâts financiers importants. Vous devez alors vous assurer que les plafonds prévus sont raisonnables pour parer à toute éventualité.

Tenez compte des garanties complémentaires

Un contrat d’assurance propriétaire non occupant est un contrat un peu particulier qui contient certaines garanties assez spécifiques. Parmi ces dernières, vous avez la perte de location qu’il est important de prendre en compte dans l’établissement de votre contrat.

Cette garantie permet de se protéger dans le cas où un sinistre rendrait le logement inhabitable et occasionnerait une perte de loyer. Le propriétaire pourra alors être indemnisé en fonction du dernier loyer perçu. Assurez-vous que cette option se trouve dans votre contrat et veillez à ce qu’elle ait une durée maximale de couverture intéressante.